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UNE VIE AVEC KAROL

UNE VIE AVEC KAROL
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.

Un regard précieux

Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à l’archevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 € ).

Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. C’est un portrait réussi, vu de l’intérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de l’excellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui l’on doit un livre sur l’ami juif d’enfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin.

Une lumière inédite

Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de l’histoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors – voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne –, des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme.

Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait l’Église (la repentance de l’an 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers l’évêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois – « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut d’une biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II.

Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007.

Un humour certain

L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel.

Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici".

Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com


Quelque révélations inédites glanées ça et là:

- Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger.

- Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort".

- Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz.

- Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut.




L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007.

Voici la dépêche de ZENIT:

Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression
« Une vie avec Karol »

ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) – Le livre de l’archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien.

En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusqu’à sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se l’est arraché en quelques jours.

En Italie, l’éditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine.

Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur l’avancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant qu’elle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais.

Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours.


Rédigé par Webmestre le Jeudi 25 Janvier 2007 Del.icio.us Facebook Google Twitter
NOMMER DES EVEQUES SANS ERREUR
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés

A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones d’ombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans l’Église catholique a-t-il pu faillir ?

Lorsque l’on remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de l’épiscopat polonais, la personnalité fragile de l’évêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux.

Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure – secrète – est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage l’épiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce qu’il est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à l’épiscopat. Le nonce, parce que, lorsqu’un siège est vacant, c’est à lui que revient la charge d’une enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger d’autres.

Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement d’autres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir l’enquête et trouver « l’homme juste », il reprend l’enquête et questionne de nouveau les évêques.
Les pays sensibles traités directement au Vatican

La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires d’anciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de l’Amérique latine), à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie d’État, au plus haut niveau du Vatican. C’est encore le cas de la Chine. Et c’était, jusqu’à très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce n’est qu’en 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusqu’à cette date, donc, les nominations d’évêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie d’État, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ».

Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce n’a pas jugé bon de faire une demande à l’État polonais des archives pourtant accessibles… Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions… Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation.

Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re – mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques s’arrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape.
Au pape revient la décision finale

C’est au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément d’enquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination d’un évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus d’un an, impliquant toute l’échelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, l’élu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser – auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro…

Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles n’ont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force d’inertie importante, et ne s’adapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à l’échelle de Rome, ce n’est rien !

Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus d’un an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives s’ouvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de l’Église », explique un responsable romain.
Procédure allégée pour un candidat déjà évêque

De plus, ces contrôles sont importants lorsque l’on nomme un nouvel évêque, qui fait l’objet d’une enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et qu’il s’agit seulement d’un transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à l’époque par Jean-Paul II.

De plus, le nonce, qui constitue, on l’a vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de l’époque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourd’hui à Rome, ce n’est pas le meilleur moyen de garantir son objectivité…

S’ajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile – ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter… d’impliquer le pape.

Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement".

Isabelle DE GAULMYN, à Rome

Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007
Rédigé par Isabelle de Gaulmynaul le Samedi 13 Janvier 2007 Del.icio.us Facebook Google Twitter
JEUNES PLEINS D`ESPERANCE
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).

Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin d’être superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate n’est pas à l’abri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de l’accueil n’a pas tardé à réchauffer les plus frileux.

Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes – environ 40.000 d’une trentaine de pays – ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de l’Aveyron ne tarissent pas d’éloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.»

«L’accueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de l’équipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. D’autres sont réfugiées.

«Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cœur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail d’organisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. D’ailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou l’autre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.»

Aux sources de l’Évangile par la prière

Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville d’Europe par la communauté œcuménique de Taizé, se veulent à l’image des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de l’Évangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir l’espérance. Beaucoup de jeunes s’interrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté.

«Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à l’émigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie… et pourtant nombreux sont les signes d’espérance. Ces jours-ci, il nous est donné d’en voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible l’unité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.»

Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance l’avenir : le leur, l’avenir des sociétés et celui de l’Église». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique d’octobre.

L’après-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; d’autres découvraient le folklore croate ou l’Église orthodoxe serbe ; d’autres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité…

La même passion de la réconciliation

Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, l’a aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de l’Arche d’Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix.

Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «L’idée est la même, analyse Julien, c’est de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.»

«Sans les frères, on n’aurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» d’hier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne s’agit pas d’oublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais l’Évangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.»

Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de l’unité et de la paix l’anime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise d’envoi et en leur confiant une copie d’une icône copte de l’amitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de l’Église. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève.

Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie)

Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007

Rédigé par Bernard Jouanno le Mercredi 3 Janvier 2007 Del.icio.us Facebook Google Twitter

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